Les manchettes Procès-verbaux

Gestion des matières résiduelles
La MRC préconise la réduction à la source plutôt que l’enfouissement

(Asbestos, le 17 décembre  2008) – Ne pouvant pas commenter le rapport qu’il venait tout juste de recevoir car n’ayant pas eu le temps de le lire et de l’analyser, le préfet de la MRC des Sources, M. Jacques Hémond, a tenu à souligner les efforts déployés par les membres du Comité intermunicipal des Sources concernant le projet Estrie-Enviropole.

«  Il s’agit d’un bel exercice de participation citoyenne. Ces bénévoles ont investi beaucoup d’heures à effectuer des recherches pour obtenir réponses à leurs questions et à celles de leurs concitoyens », a-t-il tenu à souligner.

Les recommandations du Rapport du Comité de citoyens venant tout justes d’être dévoilées, les membres de la MRC  n’ont pas eu le temps de tout analyser. Cependant, en se fiant à la présentation qui a été faite aux élus, il appert que le Comité s’est beaucoup penché sur l’aspect économique du projet.

« En tant que préfet, moi aussi j’en veux des emplois chez nous. Cependant, en tant que préfet, je me dois d’écouter la population. Lorsque nous avons commencé à mettre en place les modalités pour savoir ce que la population voulait quant à la gestion des matières résiduelles, nous avons tenu des consultations publiques auxquelles ont participé près de 400 personnes. Les gens présents voulaient la réalisation d’un lieu d’enfouissement technique sur le territoire. Par contre, la majorité des personnes présentes était favorable à une limitation de 50 000 tonnes ou moins. Aussi, il était clair que la grande majorité était préoccupée par la qualité de l’environnement et les impacts de la gestion des matières résiduelles», a-t-il indiqué.

Gestion des matières résiduelles
Il rappelle également qu’en vertu sur la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme, la MRC est responsable de l’aménagement et du développement de son territoire. C’est ainsi qu’il mentionne que la MRC est une table où s’assoient des maires élus par la population afin de prendre les meilleures décisions dans une vision régionale.

Comme la Politique sur la gestion des matières résiduelles 1998-2008 le préconise, il est d’avis qu’il faut réduire à la source plutôt qu’enfouir. C’est ainsi que depuis, la MRC des Sources a agi en fonction des principes de cette Politique dans le dossier de la gestion des matières résiduelles. Il souligne qu’en novembre 2006, tous les maires de la MRC ont adopté une démarche de développement durable. En 2007, à la suite de la fermeture imminente de son lieu d’enfouissement sanitaire, ils ont modifié leur plan de gestion de matières résiduelles en tenant compte, tel que prescrit par la Loi,  de l’opinion de ceux qui les ont élus en limitant à 50 000 tonnes ou moins le tonnage de matières à enfouir.

« Aujourd’hui, un promoteur aimerait avoir un projet de 850 000 tonnes. Ce projet a été étudié par la MRC, mais il soulève beaucoup de questions.

Il poursuit en donnant des exemples. « En important de d’autres régions des matières résiduelles, qui ne sont pas des ressources naturelles, et en les utilisant comme matières premières, n’assumons-nous pas comme région une responsabilité qui n’est pas la nôtre? Est-ce que l’image de notre milieu sera redorée, embellie? Pensons aux autres municipalités du Québec qui accueillent des résidus des autres régions… quelle est la première image qui nous vient à l’esprit quand on les nomme? Mis à part les emplois créés par les sites en question, est-ce que de nouvelles entreprises se sont ajoutées? Est-ce qu’il y a beaucoup de nouvelles familles qui se sont établies depuis? Est-ce que les gens de ces municipalités sont plus heureux depuis l’implantation de ces sites? Sont-elles des modèles à imiter? Peut-on confier une telle responsabilité publique à une entreprise privée, dont le partenaire majeur vient de l’extérieur? C’est à tout cela que nous devons penser », a-t-il indiqué.

D’ailleurs, il conclut qu’après la présentation effectuée par le Comité de citoyens, la MRC n’a toujours pas été rassurée quant à ces questions.

Pour lire le rapport de citoyens, cliquez ici

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